Le CEAT
Il s'agit la du grand dossier pour le Quartier dans les années à venir. L'armée, avec le CEAT, dans le moyen terme et l' ENSICA dans le long terme devraient libérer des espaces conséquents susceptibles d'avoir un impact considérable dans les équilibres du Quartier. Ce dossier est, sans nul doute, le plus important ou un des plus important pour le Quartier 7.
A. L'histoire du dossier.
Le départ du CEAT a entraîné une réflexion sur le devenir du site. Les services de l’armée ont fait des propositions d’études et d’aménagement (Juillet 2006). En cas de vente, la Mairie de Toulouse a annoncé dès 2002 qu’elle se porterait acquéreur du site y compris par préemption. Un projet d'urbanisme serait alors lancé.
Le rôle de la CCQ
La Commission Consultative du Quartier 7 a souhaité que le projet d'urbanisme soit présenté en amont en réunion publique afin de retraduire les souhaits des habitants du quartier.Une phase de réflexion devra permettre un projet organisé à la mesure des attentes du quartier. La C.C.Q. souhaite que le quartier puisse accéder à ces espaces et profiter des installations sportives.
Si l’État confirme l’abandon des terrains du CEAT dans des délais compatibles avec ceux exigés par le déplacement des Archives Départementales annoncé par le Département, la CCQ exprime l’intérêt qu’elle verrait à ce que cette nouvelle implantation des Archives utilise une partie de la surface libérée qui sera préemptée par la Mairie de Toulouse. Elle souligne à ce sujet que la situation du terrain concerné serait idéale pour une telle implantation.
Ce projet n’a pu aboutir et les archives seront installées sur un autre site.
Remarque : Ce dossier est un dossier majeur pour le quartier. Les incertitudes qui pèsent sur le devenir de cette zone sont soulevées par la Commission Consultative de Quartier, tout devant être fait pour pérenniser le site. Plusieurs associations membres de la CCQ ont participé à des manifestations pour préserver le site et la rouvrir au public.
B. L'évolution du dossier.
- Le traitement préalable de l'espace sportif.
Suite au retrait de l’armée de la gestion du site sportif du CEAT, la ville de Toulouse a décidé la municipalisation du complexe sportif. Pour gérer la phase transitoire, la ville de Toulouse a obtenu des services de l’armée une autorisation d’occupation temporaire du seul complexe sportif à compter de septembre 2007. a partir de cette date, la ville de Toulouse a décidé d’assumer les travaux d’entretien et la gestion des équipements sportifs hormis ceux confiés à la gestion de la section tennis de l’ASEAT.
Le complexe sera occupé par l’ASEAT mais, aussi par le service des sports de la ville de Toulouse pour les créneaux disponibles. Une convention sera signée entre la ville de Toulouse et l’ASEAT (Lettre du Maire de Toulouse du 21 mars 2007).
- Le site du CEAT.
Le Ministre de la Défense a écrit au Maire de Toulouse le 30 juillet 2006 pour acter le lancement d’une étude d’aménagement en partenariat avec les collectivités locales.
- Une étude réalisée par un cabinet indépendant et remise aux élus d’opposition du Conseil Municipal met en évidence le coût important de la remise en état de la piscine du CEAT. A l’origine bassin utilisé pour étudier l’effet des pressions sur les coques d’avion, ce bassin présente des difficultés techniques majeures : 4m de profondeur, bassins communiquant, absence d’accessibilité handicapé, système de nettoyage de l’eau utilisant des produits interdits… Le coût de la remise en état serait de 800 000 € pour un usage d’été à 300m de la futur piscine – patinoire des Argoulets ( Projet à 16 millions d’euros). La ville de Toulouse a fait le choix de privilégier cet équipement moderne, ouvert 12 mois sur 12 et connecté à la station de métro Argoulets.
- La Ville de Toulouse a demandé aux services de l’armée de séparer le dossier de l’espace bâti, où rien n’est décidé à ce jour, de l’espace sportif. La Ville a fait une proposition de rachat (janvier 2005). Le Ministère a donné un accord de principe mais n’a pas encore initié le transfert de propriété. Une convention de location est en place depuis septembre 2007 pour gérer la transition.
- Une convention est à l’étude pour permettre aux écoles du quartier d’utiliser le site du CEAT. Des travaux d’accessibilité seront réalisés.
C. Les propositions d'évolutions du site.
- Le conseiller général du secteur a proposé d'installer sur le Site une caserne de pompiers et un dépôt de bus ( Régie départementale ). Les études présentées en Préfecture ont montré que ces propositions seraient techniquement difficiles à réaliser.
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Critique de ces propositions:
Au-delà de ces réserves techniques, je considère que ces deux propositions sont inadaptées au vécu des riverains et à la qualité que devra présenter cette future ZAC. Le bruit - y compris la nuit - la pollution, les flux de circulation... j'ai eu du mal à comprendre ces propositions de Jean-Jacques Mirassou.
Pour autant, ces équipements sont nécessaires à une ville comme Toulouse. Le boulevard d'Atlanta me semble constituer le lieu idéal pour les positionner: espaces importants, terrains plats, voies urbaines larges et en connexion facile aveC la rocade, ouverture sur plusieurs quartiers...
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- L'Association "7 notre Quartier" a réalisé un travail très sérieux sur ce dossier en réalisant un plan de masse en vue d'aménager cette ZAC. Pourtant, les choix proposés me semblent abstraits et un travail de concertation avec les riverains immédiats aurait pu permettre de mieux traiter certaines options - à mon sens - contestables.
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Critique de ces propositions:
Le projet qui m'a été présenté en Mairie m'a semblé trop déconnecté des réalités du quartier,
soit:
- Constructions de même niveau : Le projet présenté prévoyait des immeubles de faible hauteur sur l'ensemble de la zone. Je propose - de mon coté - de construire en hauteur coté boulevard Yves Brunaud car il n'y a pas de vis à vis direct et cela donnera un équilibre face aux immeubles en place de l'autre coté de cet axe. A l'inverse, les constructions coté quartier ( rue d'Alger... ) ne doivent pas dépasser la hauteur des maisons des rues perpendiculaires à la future ZAC.
- Ouverture des voiries coté quartier: Actuellement les rues situées contre le CEAT se terminent toutes en impasse. Le projet de l'association prévoit d'ouvrir ces rues sur la ZAC. Je pense que ce serait une erreur car ces rues, calmes, subiraient des flux de circulation trop importants. Je préconise le maintien de la situation actuelle avec la création d'une voirie autonome pour la ZAC, celle-ci devant plutôt être orientée vers le boulevard.
- Création d'une zone commerciale: Je suis très réservé sur cette hypothèse. Certes, le quartier a peu de commerces mais la création de nouvelles structures sur ce site pénaliserait les commerces de la Rue Louis Plana, peu nombreux et fragiles. Je préfère conforter les commerces de la Rue principale du quartier plutôt que de les placer face à une concurrence qui pourrait leur être fatale.
- Création d'une maison des associations: Durant le précédent mandat, les surfaces associatives ont été multipliées par 4 sur le Quartier. Ces surfaces couvrent tous les secteurs composant le quartier. Elles permettent une véritable proximité avec ceux qui en ont besoin. J'ai fait mesurer leur taux d'occupation lors de la dernière année du précédent mandat municipal: il est d'environ 30%. De fait, je préfère que l'on optimise l'usage de l'éxistant bien réparti sur l'ensemble des sites plutôt que de dépenser des fonds publics pour un outil centralisé et à l'occupation incertaine.
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D. La solution.
La suppression des Maires de Quartier et des CCQ par ceux qui prétendaient lors de la campagne municipale " restaurer la démocratie " a pour conséquence de rompre le dialogue permanent qui s'était instauré dans les quartiers.
La solution pour la ZAC du CEAT passe pourtant par une large concertation.
Plusieurs étapes doivent être respectées:
- Étude technique préalable par un cabinet d'urbanisme pour évaluer les potentialités du site.
- Évaluation des besoins en équipements et en services par les services municipaux.
- Ouverture d'une large consultation sur le modèle de celle réalisée pour la rénovation de la Rue Louis Plana (9 réunions publiques ) en veillant à y intégrer toutes les représentations du quartier (associations, commerçants, riverains... ).
- Présentation publique d'un projet de synthèse et ouverture d'un deuxième débat public.
Sur cette base, des propositions pourront être retenues: crèche, maison de retraite, services publics, logements sociaux et d'accession à la propriété, ...